7.7.09

Les étrangers

Et un coup de gueule, encore!

Merci Le Monde pour l'article sur les "jungles" (ahah, rien que le mot m'amuse -comme disait Coluche). A Calais, on renvoie nos étrangers. Ceux qui sont enfin parvenus sur notre sol après des mois et des mois de péripéties inimaginables, de traversées impossibles et de barrages policiers dangeureux entr'autre au coeur de notre belle europe éprise de liberté (pour ceux qui ont leur papier en règle).
Et le plus "drôle", c'est qu'ils viennent d'Afghanistan, d'Erythrée, du Soudan, d'Irak... chez eux, on leur tape dessus. Chez nous, on leur tape dessus. Chez eux, on les recense pour les parquer et leur taper dessus. Chez nous, on les recense.
1-pour les séparer: ben oui, faut pas tout mélanger, sinon ça va se voir que nous aussi nous sommes en pleine jungle.
2-Pour les renvoyer, et qu'on leur tape dessus (mais pas nous, eh, pas con! Non, les autres, ceux qui sont pas des démocratiques, enfin des critiques, enfin des trucs qui se finissent en tic). Ben oui, c'est pour ça qu'on les paye aussi.
Donc crescendo, d'abord les *bons, ils auront leur visa ou leur permis de séjour (provisoire, faut pas charier, le droit d'asile ça n'existe plus...). Après les gentils*, on les loge dans un centre d'accueil (pourquoi ils en feraient pas un à Drancy des fois, ou Pithiviers, voire Sigmarigen, on pourrait essayer). Ensuite, les départs volontaires: ben oui, tout le monde peut se tromper... Des fois on va quelque part, et puis quand on arrive, on se rend compte qu'on a du faire fausse route. Surtout après des milliers de kilomètres poursuivis par la police, c'est souvent. Et enfin, les retours forcés. Bon c'est vrai quand ils sont méchants et qu'ils se laissent pas faire par les bleus, y a qu'à taper dessus. Toute façon, y a que ça qui connaissent. Pas de quoi se plaindre en plus, puisque c'est retour en charter, au frais de la princesse. Comme disait le clown (cf plus haut), "c'est nous qui paye".
Après ça, on va faire la paix