L'économie... Une longue histoire... ou bien courte; tout dépend de quoi on parle. Longue dans le sens de développements, nombreux depuis que l'Homme est sur terre. Mais l'économie, c'est aussi une histoire très courte si on parle de celle que l'on connaît aujourd'hui. Depuis disons environ quinze ans, en Europe du Nord, dans les pays riches d'Asie du Sud-Est, en Amérique du Nord, on vit une période de forte accélération des échanges dans le temps, leur globalisation dans l'espace (dit-on), et l'utilisation au maximum du système capitaliste par la bourse: c'est ce que certains observateurs (dans les médias; des chercheurs aussi) appellent le capitalisme patrimonial. Tout ça, c'est bien me direz-vous... mais ça fait beaucoup de notions... pour qui? C'est-à-dire: cela nous concerne tous mais chacun fait comme s'il comprenait ou alors esquive le problème...
Alors parlons de choses simples, parce que l'économie, au delà des mots ou des calculs, c'est simple. C'est l'échange d'un produit, d'un service ou même de monnaie, entre les individus. C'est donc nécessaire à la survie de l'espèce. Le troc est donc une forme d'échange, malheureusement pour ceux qui seraient tentés de l'utiliser, il ne simplifie pas vraiment les échanges. Il faut que chacune des parties qui veulent échanger aient sous la main ce que l'autre souhaite: compliqué. L'argent permet donc à chacun de se fournir de ce dont il a besoin dans un temps record, et surtout d'échanger avec n'importe quelle personne ou entreprise (on dit agent économique pour les deux).
Aujourd'hui, l'économie est dite capitaliste. Pourquoi? Tout simplement parce que les chercheurs (tous depuis Marx) ont dit qu'il existe deux solutions (ressources) pour une entreprise de produire ce qu'elle veut vendre: soit elle utilise le travail (l'employé), soit elle utilise son capital (son argent). Toutes les entreprises utilisent un mélange des deux. Or, on remarque, depuis que l'on observe l'économie (c'est-à-dire depuis la fin du XVIIIe, en Angleterre), le part du travail n'a cessé de diminuer, et celle du capital, augmenter. C'est ainsi qu'aujourd'hui, on parle d'économie capitaliste.
Alors maintenant, revenons-en au capitalisme patrimonial. Qu'est-ce que c'est que ce truc? Pas grand chose, à part qu'il montre une fois de plus le sens que prend notre économie et ce qui la dirige, ou plutôt l'aiguille. Le patrimoine, c'est un terme économique qui représente le fait de posséder une action en bourse (un acte qui prouve qu'une partie d'une entreprise nous appartient). Donc, l'expression "capitalisme patrimonial" (1) illustre le fait que le moteur de l'économie depuis quinze ans est la bourse. Il s'oppose à l'expression "capitalisme managérial" qui provient des Trente glorieuses. A l'époque, ce qui commendait l'économie, était le choix de l'entrepreneur, le président de l'entreprise. Aujourd'hui, celui-ci n'est plus que le bras de ceux à qui l'entreprise appartient, les actionnaires qui y ont investi leur capital. Il leur doit donc des comptes. Seulement, ces quelques vérités ne concernent pas tout le globe. Que dire de l'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. Et puis, qui est concerné dans nos pays dits "riches", une petite minorité de la population. Et il est lié à la politique, à des problèmes géopolitiques, sociaux... Donc, à suivre...
Spiegel
(1) Pour ceux que ça intéresse, il faut lire www.capitalisme.fr d'Alain Minc, chez Grasset. Il décrit très bien le système économique et notamment financier, même s'il se laisse quelque peu emballer et que le premier chapitre est une difficile entrée en matière.